Chaque année, pour les supporters le cœur s’emballe.
Lorsque Niort démarre bien son championnat, c’est l’ère de la dithyrambe. Certainement le besoin de s’enflammer, de croire en une saison de feu. A Niort, ville prétendue morne footballistiquement, on est finalement comme partout, on rêve de L1 et de matches de gala.

Puis, lorsque la roue tourne moins bien c’est la litanie des « c’est la faute à machin »… Un joueur en prend pour son grade (trouver un bouc émissaire reste la solution la plus facile), puis c’est généralement au tour du coach (« ce n’est pas l’homme de la situation » -alors qu’il l’était une semaine avant-). Enfin, ce sont les dirigeants qui sont cloués au pilori.

Pourtant, les connaisseurs de football le savent, les choses ne sont pas si simples.
Notre sport est complexe : collectif avant tout, mental surtout, physique après tout.
Les clés d’une saison réussie ou ratée et les tournants d’un match-charnière sont minces. Qui sait par exemple où en seraient mentalement nos Chamois s’ils avaient dû faire match nul contre Grenoble avant d’être battus 1-0 par Troyes ?
Après un début de saison plutôt agréable puis un trou ayant plongé nos protégés dans le doute, l’heure est à la solidarité et au réalisme.

Non pas qu’il faille arrêter de rêver, non pas qu’il faille faire le deuil de nos ambitions, mais le meilleur moyen de gravir un grand escalier est encore d’enchaîner les marches une par une et non quatre par quatre. Les dirigeants souhaitaient voir s’établir les Chamois dans la première moitié de tableau cette saison… rien n’est encore impossible.
Pour cela, un seul leitmotiv : se mettre à l’abri !

Jacky Bonnevay a su construire une équipe capable d’être solide et de répondre présente comme un bloc : une base du football moderne et ambitieux.
Qu’importe si des esprits chagrins se plaignent de ne pas voir de spectacle, on a vu par le passé que le « beau jeu » n’était pas forcément synonyme de points au classement. Sans faire offense à ses offensifs, Niort ne possède pas encore Thierry Henry, Lionel Messi ou Ronaldinho.

En revanche, Niort possède le cœur. Ce même coeur qui fait aujourd’hui de Nancy un leader de notre L1 et du slogan « se mettre à l’abri » une bonne base pour viser plus haut.
Allez Chamois !