Ligue 2 Orange, 38ème journée.

Stade de la Libération, 7 639 spectateurs, pelouse en bon état, temps couvert, vent tourbillonnant.

CHAMOIS : Klein, Lebrun, Chapuis (cap), Couturier, Ferrier, Fischer, Périatambée (Tsoumou 65’), Morisot, Biger, Perez-Garcia (Konaté 84’) et Gonzalez (Leroy 68’).
Ne sont pas entrés en jeu : Pontdemé et Bugnet.
BOULOGNE : Bague, Elie, Brignoni, Perrinelle, Bah (Liri 76’), Kinkela, Ramaré, Ducatel (Carmona 80’), Labbé, Thil et Psaume (Marcq 90’).
Ne sont pas entrés en jeu : Bédénik (g) et Puig.

But : Perrinelle (90’ + 3).

Cartons jaunes : Périatambée (28’), Gonzalez (41’), Tsoumou (70’ et 86’), Biger (85) et Leroy (90' + 3) côté Chamois, Ramaré (72’) et Thil (90' + 1) côté Boulogne.

Expulsion : Tsoumou (86’).

Arbitre : Bruno Ruffray.

Nous ne devons pas perdre, Boulogne doit gagner mais pourrait se contenter d’un nul si Dijon s’incline à Ajaccio… La saison voire l’avenir de notre club vont se jouer durant 90 minutes stressantes comme jamais. Au vert depuis deux jours dans le Pas-de-Calais, nos joueurs se doivent de clôturer positivement leur mission brillamment démarrée face à Dijon puis Ajaccio. Angel Marcos choisit d’aligner d’entrée un trio Couturier-Chapuis-Fischer dans l’axe de notre défense. Gonzalez attaque seul devant, Da Silva et Hébras vont regarder le match des tribunes. Côté Boulogne, le groupe de Philippe Montanier vient également de passer deux jours au vert au Touquet. Relégables pour la première fois depuis quatre jours, les Boulonnais ont eux aussi le mors aux dents. Accompagnée de Lolo Ferdonnet (ostéopathe du club) et d’un ami supporter, la rédaction est réunie devant la télé. Soudée, comme vous. Fébrile, comme vous. Tendue, comme vous. « Ce match va être compliqué, mais nos joueurs ont conscience de l’enjeu », déclare le président Jacques Prévost quelques minutes avant le coup d’envoi.


Première mi-temps à cran
C’est parti dans un stade de la Libération plein comme un œuf. Dans une ambiance de feu, corner pour les « rouge et noir », sortie du poing de David Klein qui retombe dans les pieds de Kinkela et gros danger sur notre but (9’). Attention, les corners adverses se succèdent. Nos joueurs ont du mal à conserver le ballon. Grosse frayeur lorsque Kinkela s’écroule dans la surface après un contact avec Yohann Chapuis (15’). Monsieur Ruffray ne bronche pas. Notre équipe est bousculée. Petit à petit, les Boulonnais semblent s’approcher de l’occasion nette. A Ajaccio, Dijon rate un penalty (30’). Belle frappe du gauche de Stéphane Morisot mais superbe arrêt de Bague qui détourne en corner (32’). C’est la première grosse occasion du match et ça va nettement mieux pour nos Chamois. Stéphane Morisot sert Arnaud Gonzalez qui ne parvient pas à armer (41’). Ouverture dans le dos de notre défense, mésentente entre David Klein et Malik Couturier, sortie de David Klein qui du bout des doigts dévie la pichenette de Thil qui récupère le ballon. A la lutte avec Malik Couturier, Thil en rajoute et s’écroule lui aussi dans la surface. L’arbitre reste impassible. 0-0 à la mi-temps, score identique entre Ajaccio et Dijon.


Un bourreau nommé Perrinelle
Pas de changement au retour des vestiaires. Rebaptisée tribune Franck Ribéry, la tribune Nord du stade la Libération hausse le ton. David Klein sort parfaitement dans les pieds de Thil (46’). Dijon ouvre le score à Ajaccio. Le suspense est toujours plus insoutenable. Pas d’occasion digne de ce nom durant une dizaine de minutes, jusqu’à une bonne frappe de Bah sur laquelle David Klein est bien présent (57’). Faute en deux temps de Yannick Fischer sur Thil, bon coup franc de Ramaré pour la tête de Thil au-dessus (59’). Kinkela et Thil sont en permanence synonymes de danger. Solides et solidaires, nos joueurs subissent. On entre dans le dernier quart d’heure, les minutes n’ont jamais été aussi longues. Yannick Fischer sauve une dangereuse incursion boulonnaise. La pluie commence à tomber. Matias Perez-Garcia se claque derrière la cuisse et laisse sa place à Djibril Konaté. Ajaccio égalise face à Dijon. Coup franc bien placé frappé dans notre mur par Carmona (85’). Deuxième carton jaune en vingt minutes pour Denis Tsoumou contraint d’abandonner ses partenaires (86’). Cinq minutes de temps additionnel. Ben’Leroy part en contre, est fauché dans la surface mais… Monsieur Ruffray laisse jouer malgré un penalty indiscutable (93’). Il reste 120 secondes à jouer lorsque Perrinelle (hors-jeu ?) prolonge du genou un cauchemardesque coup de billard. Boulogne mène 1-0, c’est mort, notre équipe réserve ne jouera pas en CFA la saison prochaine, votre serviteur n’a plus le cœur à frapper sur son clavier…


Photos : Jérome Henri