Johann bonjour. Comment as-tu vécu ce rendez-vous très particulier ce matin à Clairefontaine ?
Ce fut un moment très sympa. Il faut au passage saluer la très bonne organisation de la part de l'UNFP (Union Nationale des Footballeurs Professionnels). Bref, une expérience très enrichissante !

Vous a t-on demandé de jouer dans un système de jeu particulier ?
Non. Le coach avait carte blanche. Nous avons donc évolué dans un schéma classique en 4-4-2, en fonction des joueurs en présence.

Aviez-vous des consignes précises?
Nous devions servir de sparring-partners à cette équipe de France et on nous a simplement demandé de donner la meilleure réplique possible. S'il n'y avait rien d'officiel à ce niveau-là, nous avions évidemment intégré qu'il fallait à tout prix éviter de blesser qui que ce soit. Nous nous sommes donc efforcés de bien défendre debout, en évitant les gros contacts.

Dans quelles dispositions as-tu trouvé les joueurs de l'équipe de France ?
Très affûtés et très mobiles, ils sont fin prêts pour la compétition. Ils se sont montrés très vifs et techniquement largement supérieurs à nous. Dans les enchaînements, on a remarqué la différence entre des joueurs à l'aube d'une compétition internationale et d'autres qui ne s'étaient entraînés que trois jours pour leur donner la réplique.

Vous avez donc souffert physiquement ?
Oui, c'est clair. Nous avons disputé la première mi-temps en 45 minutes, puis la seconde en 30 minutes seulement. J'ai joué la première en entier avant de rentrer en seconde. Physiquement ils étaient bien mieux que nous, et c'est normal. Le score de 3-0 en leur faveur est tout à fait logique.

A titre plus personnel, comment se dessine ton avenir au sein des Chamois Niortais ?
Toujours entre parenthèses pour l'instant. Si les dirigeants souhaitent me conserver, je suis OK pour repartir en National. Pour l'instant rien n'est décidé. Je reste donc dans une position d'attente.